La faune en Ile-de-France gravement mise en péril

Il n’y a pas que dans les coins reculés que les questions de protection de l’environnement se posent. En effet, il en est de même pour les zones urbaines telles qu’en Ile-de-France. L’ARB ou Agence Régionale de la Biodiversité fait un constat des plus alarmants le 20 juin à travers le « Panorama de la Biodiversité Francilienne » . Explications.

Les principaux dangers pour la faune en Ile-de-France

L’urbanisation est sans conteste le principal facteur de risque pour l’environnement en Ile-de-France. Les constructions humaines participent à la dégradation des milieux naturels. Elle touche une grande partie des espaces où se trouve les espèces les plus rares et celles qui constituent la forêt francilienne. La pollution est également pour beaucoup dans la destruction de l’environnement que ce soit au niveau sonore, lumineux, de l’air, de l’eau ou des sols. Comme seules les espèces pouvant supporter ces changements peuvent rester sur place, cela réduit la faune en Ile-de-France de manière conséquente.

Un sombre constat par l’ARB

Totalement investit dans la protection de l’environnement, l’Agence Régionale de la Biodiversité a réalisé une première analyse de l’état actuel de la faune en Ile-de-France. C’est à l’issue de cette dernière qu’il a été constaté à quel point la situation était grave et nécessite un redressement des plus rapides.

Des espaces en baisse

La forêt francilienne est actuellement de 280 000ha, ce qui équivaut à 24% de la région. Comparé à la moyenne nationale qui est estimée à 31%, cette superficie est largement inférieure pour une bonne protection de l’environnement. Il ne faut pas oublier que ces zones constituent les principaux habitats de certaines espèces rares et permettent de garder un bon équilibre de la biodiversité. C’est notamment le cas pour certains mammifères tels que sanglier et le mulot sylvestre qui font partie des espèces les plus fragiles actuellement.

Les oiseaux plus touchés par cette menace

Les dernières années ont permis de constater un déclin important de l’avifaune. Cela se constate par la disparition de près de 44% de certaines espèces tel que le bruant jaune, le verdier d’Europe, ou l’étourneau sansonnet par exemple. L’espèce la plus mise en péril en Ile-de-France reste toutefois le moineau domestique dont la disparition s’élève à plus de 70%. L’étude menée par l’ARB a également permis de constater un repli pour 5% de l’effectif total recensé au près des oiseaux logeant en milieu forestier. D’un autre côté, on remarque une augmentation de la présence des grimpereaux des jardins qui sont particulièrement résistants à l’environnement actuel.

Photos : scandale.news, radiofrance.fr

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