Reboisement

Reboiser les villes est-il une bonne idée ?

Faire pousser des forêts en milieu urbain est une idée qui prend progressivement de l’ampleur. Avec l’effet du réchauffement climatique et la densité de la population se faisant de plus en plus sentir, la nature va jouer un rôle déterminant dans les cités modernes. Toutefois, les villes vertes font face à des difficultés majeures. Alors faire d’elles des corridors écologiques est-ce aujourd’hui une bonne idée ?

Reboisement des villes pour lutter contre le changement climatique

La capacité des arbres à s’imprégner du dioxyde de carbone est bien connue. Les arbres ont d’autant plus un rôle fondamental dans un combat contre le changement climatique. À l’heure de l’urgence environnementale, les arbres constituent l’une des meilleures alternatives pour lutter contre les effets du réchauffement climatique.

  • Ils régulent la température au sein des îlots de chaleur en zone urbaine, surtout en période de canicule, améliorent la qualité de l’air et absorbent certains polluants.
  • Ils aident à limiter la hausse des pics de pollution.
  • Ils favorisent la biodiversité en devenant un refuge pour diverses espèces d’oiseaux ou d’insectes.

Ils jouent un rôle social en impactant directement sur le bien-être des citadins. Une ville verte offre un paysage plus qualitatif.

Pour diminuer les risques d’inondation ou filtrer efficacement les eaux pluviales, intégrer la végétation en ville est désormais plus que nécessaire.

  • Les arbres correctement placés aux alentours des bâtiments diminuent de 30% les besoins en climatisation. Dans les villes où le climat est froid, en protégeant les habitations contre le vent, ils aident à réduire de 20 à 50% l’énergie utilisée pour le chauffage.

Plants reboisement

Une idée innovante pour créer des espaces verts

Pour le célèbre botaniste japonais Akira Miyawaki, la majeure partie des forêts actuelles au Japon résulte d’un besoin de sylviculture. Ce spécialiste en écologie végétale a ainsi développé la « méthode Miyawaki », qui est pionnière dans le domaine.

Cette technique innovante consiste à rétablir une forêt indigène sur des sols extrêmement dégradés, y compris dans le milieu citadin. Ainsi, sa méthode consiste à utiliser, tant à l’horizontale qu’à la verticale, l’espace disponible. Le but est de pouvoir faire croître des forêts en plusieurs « couches » dans des zones restreintes.

Quelques exemples réussis de développement urbain vert

Aujourd’hui, plusieurs villes ont d’ores et déjà prouvé leur engagement pour un avenir plus durable.

  • Beijing est l’une des villes au monde les plus peuplées et les plus polluées. En 2012, la ville a fait l’objet d’un programme de reboisement, le plus important de son histoire. Dans les zones suburbaines et périurbaines, des forêts, couvrant à présent plus de 25% de la superficie de la ville, offrent désormais aux riverains plus d’espace pour les activités en plein air.
  • Au Kenya, la forêt de Karura, au nord de sa capitale Nairobi, la capitale, était par le passé une zone de criminalité. La proximité de la forêt avec la ville a conduit à des plans visant à diminuer la superficie forestière au profit de la promotion immobilière. Les défenseurs de l’environnement, dirigés par l’activiste écologiste Wangari Maathai, ont lancé une campagne pour sauver la forêt. Elle est aujourd’hui devenue l’une des attractions touristiques les plus connues de la ville.
  • À Lima, au Pérou, la municipalité a lancé un projet de reboisement pour diminuer les risques de catastrophes naturelles et améliorer l’environnement. Une zone d’une superficie de 14 hectares a été utilisée à aménager un parc. Celui-ci comprend des sentiers, de magnifiques points de vue et des espaces destinés à des loisirs familiaux. En conséquence, 3500 arbres indigènes ont pu être plantés. De plus, un système d’irrigation au goutte-à-goutte a été installé par le biais de l’utilisation des eaux usées traitées.

Illustrations : unenvironment.org ; ledevoir.com

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